Selina

Selina court à la lune, ronronne, se prélasse, feule, gronde, caresse dans le sens du poil, sort ses griffes comme son rire carnassier et pleure aussi parfois... Un peu chatte mais jamais la chienne de quiconque !

19 novembre 2009

Que diriez-vous ?


"Je veux te voir…"

Moi, je ne vois pas. Ou plutôt si, je commence à entrevoir une chose importante : peu importe ce qu'il s'est passé pour lui ou pour moi, ce qu'il peut se passer dans nos vies, peu lui importe que je ne ressente plus d'amour, que j'aie muré mon cœur et mes émotions, il veut me voir quand même, il se fiche que je sois un pantin désarticulé sans doute, qu'il n'y ait plus rien de beau et de pur entre nous, tant qu’il pourrait profiter d'un moment dans mes bras. Les sentiments, c'était le papier d'emballage, c'était joli, sympa, mais sans, on a le cadeau quand même ?!!!

A la réflexion, je les aurai payés cher les seuls soubresauts de ce que j’ai cru être des sentiments amoureux enfin arrivés sur ma planète.

Mais il y a pire…

Que diriez-vous si…

Un ex-amant (qui a déjà des précédents aussi longs et indigestes à énumérer que le bottin lui-même en matière de manque de scrupules et de coups fourrés) vous avait utilisée pour se créer une fausse identité (de femme) afin d’inonder des sites de rencontres ou de charme ?

(Ah tiens ! ça rappelle des souvenirs à d’autres gourdasses que moi, ça ?)

Un ex-amant soit disant "overbooké" et "bien au-dessus de tout ça" allait traîner quotidiennement ses guêtres dans une toile puante car du côté puéril et rentre-dedans (fesseboucpournepaslanommer) afin de croiser et harponner sous un faux nom de jeunes âmes désœuvrées, ou oisives, ou curieuses, ou commères de service au mille profils…

Je hais tous les réseaux sociaux quels qu’ils soient. Je ne l’avais pas dit ? Ben je le dis.

Un ex-amant hélas en possession de tout un catalogue de photos de vous pas toujours catholiques s’en servait sans aucune gêne pour agrémenter une galerie soi-disant privée mais ouverte à la première venue montrant patte blanche qui pourrait alimenter ses fantasmes ?

Un ex-amant qui vous connaît si bien qu’il peut écrire à votre place, se servir d’un vénéneux mélange de vos mots, d’épisodes de votre vie et de ses envies à lui, s’il prenait votre place pour satisfaire ses envies personnelles d’échanges amicaux et plus si affinités et recueillir les confidences et images de pauvres filles crédules ?

Un ex-amant qui vous a pris pour une poupée frivole vous manipule encore comme une marionnette bien jolie bien brillante et pas trop bavarde (toujours la photo qu’il faut sous la main), est capable même de commenter ou de répondre à vos contacts en se faisant passer pour vous… Un ex-amant pas si malin que ça puisqu’il vient vous le direDead_Cat_by_plushrooms

« tout cela comme un jeu entre nous, comme avant, voyons ! »

Alors même que vous l’avez envoyé valser…

J’ai fini de danser.

Et je ne joue plus.

Je ne poserai plus devant aucun objectif s’il le faut.

Mais il y a une gangrène qui s’est installée :

Je ne serai plus jamais tranquille.

^v^

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12 novembre 2009

L'étalon


La porte se referme doucement.

Pas un regard en arrière.

J’ai dû vivre ça des dizaines de fois et l’impression est toujours la même. dos

Une nuit merveilleuse, entre joutes puissantes baignées de chaleur et caresses somnolentes.

Il m’a dit qu’il m’aimait.

Vite, trop vite peut-être…

Et ce regard qui fuit dans la lueur blanche du petit matin.
Je n’ai pas répondu à toutes ces promesses, juste acquiescé pour ne pas montrer d’espoir. On a remis ça, c’était fort, encore, j’en voulais encore. Mon appétit de lui grandissait à mesure que l’heure avançait jusqu’au seuil indécent où il sut qu’il était définitivement en retard pour aller bosser. Nos cris mêlés sonnèrent comme un glas, je ne sais pourquoi. Il allait s’habiller prestement, en silence… je savais qu’on ne se reverrait pas le soir, ni le suivant. Peut-être même jamais, bien qu’il prétende le contraire.

Il y a des choses que l’on sent.

Un nœud dans la gorge, rien pour évacuer. Pas envie d’aller en cours. Qui le saura au milieu d’un amphi bondé en ce début octobre ? Juste besoin de m’étourdir. Si j’allume cette saleté de chaîne hi-fi, c’est forcément l’envoûtante voix de la Callas qui va me faire fondre en larmes, elle y parvient toujours. Au cœur de mes amours décomposées, mon idéal vibre au grain de cette voix surgie semble-t-il d’un ailleurs que je n’atteindrais qu’en rêve.

C’est un fait : au terme d’une matinée sans un coup de fil, sans un signe laissé ça ou là dans la pièce pourtant exiguë, je me prends la réalité en pleine face. Ce qui m’épouvante, c’est que j’ai baissé ma garde, je l’ai laissé pousser la porte de mon cœur et il va le piétiner. Je me suis donnée pleinement , peut-être entièrement et je ne suis pas rassasiée. 

Le cœur plein et mis à nu, le corps vide, trop vide…

Avec mes amants d’un jour, ce vide se comble sans peine et avec délectation. Mon cœur est soyeusement  protégé au chaud, dans son armure.

Ce matin-là, ce n’est pas moi, je me sens vulnérable.

Le silence et quelques frissons de froid, les premiers.

Ah non ! Je ne peux pas le laisser me vampiriser de la sorte.

Quatorze heures. Je me décide enfin, j’appelle l’Autre, mon « étalon.»

Je l’appelle comme ça depuis plusieurs années déjà, certaines de mes amies ont le leur qui hérite parfois de surnoms tels que « mon homme objet », « mon plan-cul », « mon amant baiseur «  ou autre « toy-boy », c’est pas malin et c’est cynique, je l’admets… mais comme quoi, ça existe dans les deux sens !

Je l’ai connu au lycée. Le genre de type à la beauté discrète mais néanmoins animale. Pas vraiment populaire ni bourreau des cœurs. J’aurais pu fondre comme une midinette à son contact mais voilà le hic : autant de répondant et d’intérêt qu’une télévision sans câble la nuit. Absolument aucun point commun entre nous et si ce n’était que ça… Une façade en béton armé provenue on ne sait d’où qui en fait un total handicapé des relations humaines. Vous me direz, un mec comme ça, on zappe !

Et bien non. Ce fut une sorte d’accord tacite entre nous. Un échange de bons procédés.

Au moins deux mois qu’on ne s’était ni vus ni appelés mais il était là, il a toujours vécu à quelques bornes de chez moi comme de ce studio de cité U. Il a dû sentir au son de ma voix que quelque chose n’allait pas peut-être car il a pris des pincettes pour me demander : « Tu veux toujours me voir ? »

Oui, ce jour-là, c’était de lui dont j’avais besoin. Son silence ne pouvait pas être pire et au moins, avec lui, je savais à quoi m’en tenir.

Une alchimie, au sens très physique du terme… pas besoin de mots. Il jette son sac à dos dans un coin et s’approche doucement de moi sans me laisser le temps de lui proposer un verre ou de la musique. Il s’empare de mon visage entre ses deux mains très chaudes et croise un instant mon regard qui s’emplit de larmes, je le détourne. Non, ne plus penser à ce matin, je souris. « Je peux ? » murmure-t-il contre ma bouche… Que lui arrive-t-il ? Il n’est pas si prévenant d’ordinaire. Un petit soupir de ma part lui répond et ses lèvres finissent de consoler le fruit de ma bouche qui tremble tant depuis des heures. Mes seins à peine couverts d’une fine tunique de lin turquoise se collent à sa poitrine et mes mains saisissent ses fesses petites et rebondies avec aplomb pour l’attirer vers moi. Je sens le désir tendre immédiatement son sexe contre le mien tandis qu’il caresse mon dos découvert, se baisse légèrement pour s’emparer de mes deux cuisses et remonter l’étoffe qui me révèle aussi nue et dorée qu’une plage virginale.

Assoiffée d’oubli, je me noie dans son souffle brûlant, ses caresses si précises et sa tendresse. C’est le seul moment où il sait les prodiguer. Dans ma tête, des images de la nuit se superposent au présent… je les chasse d’un coup de griffe intempestif. Mon amant frémit de cette initiative peu conventionnelle et semble apprécier grandement puisqu’il m’emporte sans ménagement sur le lit.

Tranquillement, avec calme et quiétude, il finit de me débarrasser du lacet dans mon cou et je m’abandonne à sa langue exploratrice qui effleure, lèche et sonde mes reliefs et mes vallées.

La jouissance s’installe, s’amplifie, dure… nous nous voyons si peu et nos corps se connaissent pourtant par cœur. Comme dans un ballet réglé à la perfection, chaque geste s’enchaîne au soupir qui l’invite, chaque seconde s’emplit d’un parfum de stupre et de délice qui soulage peu à peu mon cœur à vif.

Le plaisir foisonne, je ne peux pas le regarder dans les yeux. Il ne me voit pas non plus… Nous sommes tous les deux concentrés sur cette source infinie qui nous abreuve et nous transporte sans écueils. D’un geste gourmand et possessif, ma bouche s’empare de sa queue frémissante. Je n’en ai jamais vu de pareille, douce et savoureuse  ! Elle se dresse d’une belle taille, arrogante de sa capacité à me faire jouir à tous les coups, à tenir sous mes assauts jusqu’au bouquet final, à tous les coups oui…

« Qu’est-ce que tu suces bien… » Voilà les seuls mots qu’il m’ait jamais offert lors de nos ébats et cette fois-ci je ris franchement au risque de casser l’ambiance.

« Pourquoi tu ris ? »

« Parce que tu dis ça à chaque fois. »

« Je le dis parce que c’est vrai. »

C’est tout lui ça, pragmatique et cru, même pas pour faire grimper la température, juste pour être franc.

Il ne dira rien d’autre et je retourne à cette activité qui m’excite tout autant sinon plus que lui. Au bord de craquer, il me soulève pour revêtir une capote. Il ne veut pas que je le fasse. Méthodique et assuré, je sais qu’il fera de même toute à l’heure lorsqu’il la fera disparaître dans une poche de son sac (même pas dans ma poubelle !) Aucune trace de nos retrouvailles renouvelées ne subsistera dans cette pièce. Pas même dans mon cœur.

D’un mouvement décidé, il se glisse sur le côté et s’enchevêtre à mes jambes pour m’offrir ce qu’il préfère, la posture de l’Etoile. Sa longue hampe me possède et glisse lentement pendant que ses mains multiples jouent de somptueux accords. J’ai peu de marge, je me laisse aller à ces douces sensations jusqu’à ce que mes spasmes s’amplifient et que je veuille reprendre le contrôle. Notre union se termine dans une chevauchée sauvage où je peux enfin me libérer de toute cette tension : je suis l’amazone échevelée et redoutable, lui le fier et fougueux étalon qui a mené la danse et enfin dompté à ma mesure.

C’est au moment où je m’effondre sur lui que le cours de nos vies reprend. Déjà.

Nous n’en parlons jamais après, à quoi bon ?

Je n’ai jamais saisi les troublants paradoxes de ce garçon et ce n’est pas faute de lui avoir tendu des perches. Tout en se rhabillant, il bavarde de tout et de rien, des potes de lycée que j’ai perdu de vue, de ses vacances d’été en Espagne, de la déco de son futur appartement, des enfants qui naissent autour de lui et de la météo… Rien de lui, rien de moi.

Il reste un long moment, jusqu’à la nuit tombée. Sa présence et même son mutisme emplissent le silence de la pièce, me font oublier le téléphone qui ne sonne pas.

Il m’a possédée, je l’ai possédé. Nos cœurs restent libres de toute attache. Je le regarde partir sans aucune amertume ni question.

Ne jamais tomber amoureuse de son étalon.


^v^

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04 novembre 2009

Apologize


Happy_Cat_____by_mssparrow123

AS : Happy face ! faut que je me dessine le même sur la figure, demain c'est la reprise, un peu d'entrain, tudieu !!!

Excusez-moi, je n’ai pas eu le temps…

Non, ce n’est pas une excuse en bois, je n’ai pas eu le temps de passer ici ou ailleurs autrement qu’en coup de vent. Et ici, le mistral ça enrhume gravement ! Donc j’ai la crève et les cervicales brisées (oui, rien à voir les cervicales mais je le dis pour expliquer que même l’écran et ma propre voix me détruisent la tête)

Je suis en vacances, ce qui explique aussi que le temps me bouffe…

Paradoxal ? Non, pas tant que ça…

Je fais quoi ? Mais des trucs de nana voyons, vous devinez pas ?

Shopping, manucure, re-shopping, déposes à n’en plus finir des gosses au centre de loisirs, à la médiathèque, chez mamie, chez les copains, re-re-shopping, cuisine, ménage, cours de danse, sh… non, merde, plus de sous ;-)

Si on ajoute à tout ça que passer une journée à la maison (dans la mienne) est hautement perturbant pour quelqu’un de normalement constitué (comme moi… vous doutez ?) avec des gremlins livrés par lot de deux mais fondamentalement incompatibles (quoi ? je mets trop de parenthèses ?)

Alors non, je n’ai pas eu le temps de venir coucher une petite aventure hautement rigolote et improbable dans ces pages hautement intellectuelles. Pas eu le temps de gamberger non plus une note castratrice et narcissique comme je les affectionne (ah bon, c’en est une ?)

Juste eu le temps de faire des trucs de filles profondément futiles et des trucs de maman profondément azimutée.

A part ça, j’ai muré mon cœur.

Vue la réaction d’ores et déjà suscitée par cette simple petite phrase jetée à la va-vite dans un mail, je vais peut-être attendre les vôtres pour développer ce billet d’humeur (pourrie) et simplement justifier (à l’économie) par un « j’ai mes règles » très éloquent.

PS : quoi, vous avez pas encore cliqué sur la petite croix en haut à droite ? Si vous restez encore un peu je risque de vous demander en pleurnichant de me dire que vous m’aimez bien et de vous filer la nausée…

PS2 : si je repeins ce foutu blog en rose layette, fichez-moi des coups de pieds au cul… enfin, prévenez-moi quand même avant que ce ne soit trop grave…


^v^

Posté par Selina M à 17:01 - Pas nette la minette ! - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2009

Elasti-Girl



Après-midi beauté (en vue d’un week-end festif ;-)

J’ai mis un simple pull long fin et noir, un legging violet et des bottines en cuir noires…

Me dites pas que c'est futile, pour une fois oui, le descriptif de ma tenue a son importance !

Attendez…

Donc, passage entre les mains de l’esthéticienne.

Celle-là, je ne la connais pas. S est en congé de maternité.

Peu importe, même pour une épilation du maillot, suis pas pudique donc pas spécialement gênée. Je veux du nickel quitte à finir à la pince un par un et je le lui dis.

Passionnant, hein ?

Je continue...

Donc me voilà docile et prête à toutes les contorsions pour faciliter le travail de la demoiselle qui n’imagine pas à quel point elle fait mal (sauf si elle est adepte de la même épilation elle-même)

Près de la fin, passage aux recoins difficiles.

Je lève la jambe très haut près de ma tête pour dégager l’accès à la zone, disons… enfin, vous voyez… vous voyez  pas, tant pis. Vous verrez pas.
Suffit d’imaginer (mais je vous en prie, ne m’imaginez pas en mode forêt amazonienne, je n’en suis pas à ce point de laisser-aller quand même !)gogo_danseuse

-         Oh, vous êtes drôlement souple, ça m’arrange ! dit-elle

-         Oui, c’est la danse… réponds-je

-         Ah bon, vous êtes gogo danseuse n'est-ce pas ?!

Euh… comment je dois le prendre ?

^v^

Posté par Selina M à 15:32 - Meow ! - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2009

Gourmande

J’en ai eu une envie irrésistible, de celles qui vous mettent le feu au ventre et qui montent jusqu’à la bouche, qui font saliver subrepticement, qui font trembloter les lèvres et qui picotent là où il faut… une envie charnelle… saline 

J’ai humé le parfum, goûté la saveur du bout de la langue, senti la douceur exquise agacer la pulpe délicate de mes lèvres innocentes qui se pourléchaient déjà.

J’ai préféré le silence gourmet d’un doigt discret pour poursuivre une exploration malicieuse plutôt que dévorer totalement.

Mais n’est-ce pas encore moins pudique ?
Juste un doigt qui promène, et cueille, et dépose sur le bout d’une langue coquine, par petites touches…
Juste un doigt subitement sucré, une bouche espiègle qui l’enrobe, des papilles qui s’émoustillent à l’idée de plaisirs ronds et chauds, de sucs fondants et tendres… d’un fruit défendu…

Non, non et non ! Ce n’est pas un blog de cul ! Je n’écris pas encore une de mes histoires de garce sans culotte amatrice de contes défaits…

J’avais juste une énorme envie de crème en préparant un gâteau au chocolat.

Ben oui, le dimanche chez moi, c’est pâtisserie en famille !
Et puis il paraît que le chocolat, c’est excellent pour les énoooooooooormes besoins d’affection…

N’empêche que j’aime aussi la tarte au citron.
Mais je ne sais pas la faire.

Ô toi lecteur (trice) altruiste et gastronome, si tu m’invites le week-end prochain, je te promets de ne pas te me lécher…

le doigt


^v^


Posté par Selina M à 11:29 - Miam ! - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 octobre 2009

Maîtresse S

maitresse_d_ecole


COURS DU SOIR POUR MESSIEURS


Devant la nécessité le ras-le-bol et à la demande de nombre de mes consœurs, je prends l’initiative de reformuler un stage anciennement mis en place avec succès.
J’offre toute ma modeste grooosse pédagogie afin de vous faire rentrer de Mars un peu plus longtemps qu’à nos anniversaires et St Valentin.

Messieurs,

VOUS ETES LES BIENVENUS !!!

Nota : En raison de la complexité et de la difficulté des cours, seulement 5 participants seront acceptés pour chacun. Je vous préviendrai par mail de ma sélection en fonction de vos dispositions vos mensurations et motivations.
Le stage s'étend sur deux jours deux nuits et comprend les cours suivants :

SOIR 1

COMMENT REMPLIR LES BACS A GLAÇONS ET LES AMENER PLEINS JUSQU’AU FRIGO

Présentation tâche par tâche par diapositives
Exercice pratique sous la forme de courses de relais

PAPIER TOILETTE : POUSSE-T-IL TOUT SEUL SUR LES  DISTRIBUTEURS ?

Table ronde
Simulation de recherche du paquet de PQ dans l’appartement avec prises d’indices type Koh Lanta

DIFFERENCES ENTRE LE BAC A LINGE SALE ET LE SOL

Exercices pratiques de tri avec paniers en osier et mon linge sale de la semaine type discrimination visuelle et olfactive

COMMENT TROUVER LES CHOSES EN EVITANT LES CRISES DE MAUVAISE FOI

Course d’orientation : regarder au bon endroit avant de retourner la maison dans tous les sens en poussant des cris de hyène à l’intention de votre chère et tendre

ASSIETTES ET VERRES : PASSENT-ILS DE LA TABLE A L'EVIER ET AU LAVE-VAISSELLE GRACE A LA LEVITATION ?
Débat - Intervention d'expertes
Travaux pratiques : nous servir un bon apéritif dînatoire (aux expertes et à moi) et tout ranger ensuite en un temps donné

Forum et bilan

SOIR 2

BOUTEILLES DE LAIT, PAQUETS DE BISCUITS, VIDES – AU FRIGO, AU PLACARD OU DANS LA POUBELLE ?

Groupe de discussion et jeux de rôle avec matériel de récupération
Prise d’indices visuels puis jeux de kim (jauger du poids d’un emballage à vide, plein)

OFFRIR DES FLEURS EST SANS RISQUE POUR VOTRE SANTE

Présentation Power Point
Petit précis médical des allergies fréquemment répandues et traitements efficaces

DES HOMMES PERDUS PEUVENT DEMANDER LEUR CHEMIN
Visioconférence : Témoignages de quelques rares hommes l’ayant fait sans piquer un fard

EST-IL GENETIQUEMENT IMPOSSIBLE DE RESTER TRANQUILLE PENDANT QU'ELLE GARE LA VOITURE
?
Simulation de conduite à deux avec madame au volant

VIVRE AVEC LES ADULTES - DIFFERENCES BASIQUES ENTRE VOTRE MERE ET VOTRE FEMME

Petit précis d’anatomie, imagier des générations.
Jeu de langage, réactions à des stimuli type « qu’est-ce qu’on mange ? »

COMMENT ETRE LE COMPAGNON DE SHOPPING IDEAL

Exercices de relaxation , méditation transcendantale et techniques de respiration

SE RAPPELER DES DATES IMPORTANTES ET PREVENIR QUAND VOUS AVEZ DU RETARD

Apprivoiser son agenda, son i-phone, son répertoire, son pigeon voyageur…


En cas de besoin, je rajouterais les options facultatives suivantes
:
(Moyennant un petit supplément en nature, massages, tartines de nutella…)

LE FOOT ET LE RUGBY NE SONT PAS DES RELIGIONS

Intervention du comité féminin anti-sectes

LIRE LE PROGRAMME TV AU LIEU DE S'EXCITER SUR LA ZAPETTE

Exercices pratiques de lecture accélérée et en diagonale du programme TV

FAIRE TOURNER UNE MACHINE
(langue vivante 1, perception, motricité)

Exercices de traduction et d’enchaînement moteur des doigts sur les boutons ON/OFF
Dosage de la lessive et de l’assouplissant, différencier les deux bouteilles (test d’acuité visuelle)
Sans utiliser une balance, apprendre à ne pas bourrer la machine
Différencier le blanc d'une quelconque autre couleur

Et enfin, pour ceux qui l’attendent impatiemment, un module sur le sexe :



LE CORPS DE LA FEMME N'EST PAS FAIT QUE DE SEINS ET DE TROUS
Avec photos couleurs de votre dévouée…

Mais pas de travaux pratiques ! ;-)

^v^

Posté par Selina M à 23:50 - Meow ! - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2009

Un dimanche matin

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La petite souris :
T’as la bouche en cul de poule, pour une chatte, ça la fout mal !

La chatte : Ta gueule toi ou je te bouffe !

La petite souris : Sois pas de si méchante humeur, hier soir c’est pas moi que tu avais envie de bouffer toute crue et sans assaisonnement !

La chatte : Et comment tu sais tout ça toi ?

La petite souris : N’oublie pas que je me faufile partout encore plus discrètement que toi… Alors, c’était bien ce mariage ? (oui, y a deux semaines, c’était enterrement de vie de célibataire, vous suivez pas ?!)

La chatte : M’en parle pas, quand ça vire (inévitablement) à l’ambiance beauf’, ça me fait rire cinq minutes puis faut que je me trouve un dérivatif sinon c’est moi qui finis à danser avec le papi vicieux qui me demande si j’ai aussi une jarretière.

La petite souris : Oui, je t’ai vue de dépatouiller de quelques vicelards éméchés et te planquer toute seule dans un coin pour t’empiffrer de dragées et vider des coupes de champagne !

La chatte : Charogne, va ! si je t’attrape par la queue, je te montre pas à ces messieurs. T’en as pas marre de me surveiller ?

La petite souris : Si j’étais pas là, tu te souviendrais même plus de ta soirée. Même toute petite, presque insignifiante, je reste ta bonne conscience. Tu as trop bu et t’en as pas l’habitude. Heureusement que j’étais là pour te sortir de ton alcool triste et puis j’étais là dans la chambre à l’étage aussi alors je me fiche de toi parce que je sais pourquoi tu as la bouche dans cet état.

La chatte : Bon, vas-y miss Jesaistout, raconte mais vite, j’ai gardé un écoeurant « boom boom pow » en plein milieu du crâne !

La petite souris : Pour une chatte, tu dois être cannibale ! Je comprends pourquoi elle a miaulé la brunette, tu y as mis tellement de cœur à l’ouvrage que tu t’es défigurée ! Tu l’as ventousée jusqu’à ce qu’elle demande grâce !

La chatte : Ventousée… super tableau que tu dresses là, commère ! J’en ai gardé une impression beaucoup plus sensuelle et joyeuse.

La petite souris : Oui, y avait de ça mais au final, c’était rock n’roll ! Alors dis-moi :

C’est l’énergie du désespoir ?

C’est l’énergie d’une envie depuis trop longtemps différée ?

C’est l’énergie du travail bien fait ?

La chatte : Un peu des trois sans doute. J’ai peut-être une langue agile et des lèvres d’arapède mais toi tu es une sacrée langue de vipère ! Faut encore que tu viennes raconter ça ici...

La petite souris : Oh ! Mais j’ai vu et entendu bien d’autres choses encore mais puisque tu fais ta mauvaise tête du dimanche matin après les fous-rires de la veille, moi je dis plus rien et je rentre dans mon trou !

La chatte : Bon débarras !

...

La petite souris : A part ça, ça t’a pas donné des envies de te marier ?

La chatte : Nan, mais t’es encore là toi ? Le jour où je me déguise en glace italienne à falbalas pour jurer quoique ce soit à un mec, c’est que tu seras très très très loin et qu’on aura fait une manucure perpétuelle à mes griffes.

La petite souris : Tu postes quoi ce soir, un joli poème comme avant, non ? ça te manque pas ?

La chatte : Naaaaaan !!! Tiens, je vais faire un post de faignasse, sans musique cause mal aux cheveux, et raconter notre conversation, comme ça tu serviras au moins à quelque chose !

La petite souris : T’es injuste, si j’étais pas là pour t’asticoter et te réveiller parfois, tu serais une pathétique carpette en pelure de chat sous du 46 fillette à l’heure qu’il est !

La chatte : C’est vrai… Viens me faire un bisou !

La petite souris : Tu rêves ?! Tu vas me croquer et puis ton museau ébouriffé sent beaucoup trop la chatte encore !


^v^

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07 octobre 2009

Nuit sans lune

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Pourquoi ai-je parfois si peur...

De moi ?

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04 octobre 2009

Rider on the storm


ponycat

A.S (oui, d’habitude je mets des P.S mais là c’est un A.S, c’est comme ça !)

La photo ? Petit clin d’œil au fougueux cheval de Camargue, il fallait bien qu’il s’adapte ! ;-)

J’ai la tête dans le guidon ! Vrai de vrai, jamais comme ça.

Pour oublier sans doute, certains boivent, d’autres mangent, moi je suis une vraie pile électrique, boulimique de boulot et comme si ça suffisait pas, ça fait deux week-end que j’ai la bougeotte !

Et il vaut mieux que je me défoule physiquement, croyez-moi, sinon je déparle.

Ici, vous savez à peu près ce qu’il en est.

Vue de l’extérieur, je passe pour une maso qui adore aller se rouler dans la peinture et squatter la photocopieuse au bureau les jours chômés !

Cette semaine, pas moins de 10 heures supplémentaires (non facturées, sic !) au bon cœur et à la bonne conscience professionnelle de l’intéressée. Parce que je le vaux veux bien…

A peine les enfants bourlingués et déposés, les sacs défaits et refaits, les rendez-vous d’osthéo honorés, je me suis précipitée à mes répétitions jusqu’à 23h. Un cours de plus par semaine : cette fois-ci, ce n’est pas moi qui le prends, je le donne. On me fait confiance, tant mieux, j’ai besoin de donner, de croire que je suis bonne à quelque chose d’autre qu’à miauler de plaisir ou de chagrin. Bref, j’ai rempli l’agenda en moins d’une semaine : des contrats de soirées-spectacles chaque mois jusqu’en 2010, un défilé important à la fin du mois, des séances photos programmées, une autre dont j’ai reçu les premiers résultats cette semaine et que je dois trier. Et ça, ce ne sont que mes « loisirs » !

Dans le guidon je vous dis ! (ou plutôt le sac de frappe)

Question détente, j’imaginais même pas mais il faut se faire un peu violence parfois.

Nullement question de sortir à l’aventure ces temps-ci, je ne suis pas d’humeur « entrez c’est ouvert ! » pas du tout… J’aurais plutôt la sexualité du calamar.

J’en vois qui sourient au fond… Vous pouvez ricaner plus haut ! Non, pas mal baisée ! Pas baisée du tout. C’est tout. Genre plante carnivore qu’il faut surtout pas pénétrer.

C’est pas l’envie de tendresse qui manque pourtant. J’aurais juste besoin de caresses, retrouver comment faire ronfler à nouveau le moteur à ronron (non merci, pas de whiskas, j’ai quand même un palais moi !)

Du champagne, tiens ! ça me changera…

En même temps, le week-end dernier, première vraie sortie nocturne depuis longtemps, un enterrement de vie de célibataire où je ne connaissais pas la moitié des convives. Mais je suis sociable, observatrice, pas franchement « jesourisàtoutlemonde » mais je me fonds assez vite dans une ambiance. Des copines de mon ancien club de danse, enfin, les rescapées…

-         Ouah ! Tu as une mine radieuse ! Si, si ! la coupe de cheveux, c’est top, c’est lumineux, tes yeux charbonneux et bla bla bla… (bavardages chiffon)

-         Tu as un nouvel amant ou quoi ? (silence de mort… elle voit pas que je suis accompagnée la neu-neu !) Pschiiiit ! Je change de coin, elle va gaffer.

Où m’a-t-on placée ?

En face de moi à gauche, une brunette hyper sexy façon chaperon rouge et son chéri, transparent.

A droite, une véritable bombe blonde, plutôt discrète, mais attention les yeux lorsqu’elle danse (bon, elle en a fait son métier, elle) C’est une de mes copines.

A ma droite, le mari d’une autre, style Georges dans « what else ? », agréable à regarder, premier abord, méfiance… donjuanesque. Au cours du repas, il s’avèrera bien plus subtil et sympathique que son allure de séducteur le laissait présager. Mais bon, le gyrophare est branché ! Les hommes mariés, je les évite comme la peste !

Evidemment, ce sont toujours les meilleurs qui sont pris, y a de l’injustice.

Je me fais cette réflexion pertinente à deux balles en quatrième vitesse car je repousse mon hétérosexualité dans les filets en ce moment. Je dirais pas « tous des cons », ce serait excessif et caricatural, mais quand même… Pffff !

Je m’intéresse très vite à ma voisine brunette qui me fait des yeux de biche malicieuse sans me décocher un mot. Une timide à déniaiser ? En tout cas, mes penchants féminins ne sont un secret pour personne ici et je n’irais pas jusqu’à la croire sourde en plus. Je joue quelques instants au jeu du chat et de la souris (devinez qui chui…) et je lui soutire son prénom et quelques renseignements qui confirment un intérêt réciproque, mais l’endroit n’est pas hyper propice et calme pour faire connaissance. Rapidement, ma blonde m’entraîne jouer à chat-cul sur la piste de danse. Là, je suis dans mon élément. On s’amuse sans trop se lâcher quand même. Je me saoule de musique, mon corps vit, vibre, se détend… il est chez lui. C’est encore mieux que faire l’amour parfois. Je sais que cette nuit, je dormirai bien.

Je sens les regards glisser sur moi dès que je descends du podium, je ne cherche pas à les comprendre ni à y répondre. Je ne suis pas en mode séduction. Je suis sûre aussi que parmi eux, il y a ceux qui se demandent pourquoi je suis la seule nana à porter un pantalon ici ce soir.

Petite rebelle, hein ? Je me sens un peu nulle de vouloir me démarquer.

Ça vous arrive aussi de vous sentir nulles, non ?

Moi oui, au moins deux à trois fois par jour.

Et oui, ça me repose l’esprit de me poser des questions superficielles pour une fois ;-)

Les hommes mariés…

Le jour où je sors ma diatribe sur le sujet, j’en aurais des choses à écrire… je vais me saouler toute seule avant de vous saouler vous.

Pour finir sur cette note positive et un petit coup de contraste, imaginez la chatte en mode maman dépenaillée d’un samedi normal, hier (dépenaillée s’entend pas coiffée, pas maquillée, une simple robe et des sandales), équipée famille express au fast-food du coin, la tête dans le guidon, toujours…

Le grand brun aux yeux bleus qui me sourit dans la file d’attente… un ange passe… alors là, je panique, surtout quand je ne me sens pas à mon avantage. Et je panique d’autant plus lorsqu’il s’avance vers moi pour me dire… que nos fils sont dans la même classe et qu’ils pourront jouer ensemble une heure et que c’est dommage que je ne bosse plus dans le coin, etc… Et panique un cran au-dessus lorsque je réalise que la petite blonde planquée derrière lui est… une ancienne collègue de boulot !!!

Oui, là, je me suis embusquée au fond de la terrasse pour grignoter ma salade fadasse. Je me sentais comme le petit poney rose ridicule dans son costume de chatte mal ficelé.

Bon, dites-le que je mérite quelques heures de divan !!!

PS : je ne répondrai qu’aux mails de psy assermentés, pas mariés ou complètement gays !

^v^

Posté par Selina M à 22:37 - Meow ! - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 septembre 2009

J + 9

A peine les peintures étalées et mes maigres cartons posés que je reçois des doléances…

Mais merci à tous, ça me permet d’user (et d’abuser) de mon droit de réponse (et j’adore ça !)


Incisive ?

Peut-être. Plus vraie, certainement.

Humeur ? Grognonne… ben oui, ça arrive, me lapidez pas tout de suite pour ça. Si on ne peut pas partager franchement ce genre de chose ici alors je me demande qui va s’en prendre plein la poire aujourd’hui en live…

Mais je suis aussi une câline…

Deux caresses et je ronronne, un bon mot et je souris…

Je suis toujours la même au fond, disais-je, un brin voyeuse (on l’est tous plus ou moins par ici), pas très farouche, gentiment exhib’ et un poil givrée… un peu déboussolée parfois, besoin d’écrire, comme beaucoup. On se comprend donc…

Ceux qui me connaissent perso le savent.

Plastic_Face_by_ValentinaKallias


Ce qu’ils ne savent pas, c’est pourquoi Selina ? ça m’a pris comme ça, aucune longue réflexion, juste des échos, une impulsion.

Selina M… aime sa liberté, même domestiquée le jour, elle attend souvent que la lune l’emporte (parfois juste au coin du lit, parfois plus loin…) et ne rentrera que pour couver sa meute et soigner son pelage.

Parce que Selina, c’est aussi le souvenir de vieux « strange » où une sombre et ambiguë créature me fascinait. J’aurais voulu à la fois me glisser dans son costume maladroitement couturé comme l’étreindre contre moi. Sexy morceaux de vinyle, dérisoires et voraces, carapace aguicheuse d’une âme suturée, si nue en dessous… et puis la joie enfantine des héros et des histoires, un monde que je n’ai jamais vraiment voulu quitter.

Bref, de l’extérieur, on m’expliquera sans doute mieux que moi pourquoi son image plutôt qu’une autre. Je cherchais un petit symbole, j’en ai trouvé plusieurs.



Là, comment je me sens après ce let’s go ?

Je me sens out of brain, Out of heart.
Et je veux livrer tout ça comme je le sens, décousue, multiple c’est certain, un brin carnassière ça c’est sûr. J’attends encore une paix intérieure qui viendra… ou pas.

Féline ? Sans aucun doute. Je ne suis la chienne docile de personne.


Mode out ? Certainement…

Vous précipitez pas vers la sortie pour autant ! Je sais encore dire de jolis mots (mais seulement s’ils ont un sens) j’ai plein d’espoirs et d’envies douces ou sauvages…

Mais j’ai viré à grands coups de griffes l’italienne trop gourmande de mon cœur !

Douce, douce… dolcezza peut aller se faire mettre !!! Ça tonifiera peut-être ses chairs.

En tout cas, la latine n’est plus là pour enrober le macho de base de « oui, mon chéri » aux relents de tiramisu ranci.

Je ne suis pas douce.

Je suis amère... cynique me dit-on.

Peut-être aussi.

Je vous balance les adjectifs comme je les reçois. Et je prends tout. Tout me sert et me fait avancer, sans prendre les mêmes, sans recommencer… Je n’aime rien tant que construire.

Et les yeux bien ouverts, même dans le noir où on m’a précipitée sans réponse valable et sans corde à nœuds (surtout sans le nœud, juste la corde pour me pendre !)



J’ai changé, oui. De quasiment tout je crois…

Un ménage de rentrée scolaire pourrait-on dire.

Changé de secteur pour mon boulot, changé d’horaires, changé d’envies, changé de numéro, changé de voiture (bientôt), changé de plaisirs moins solitaires, changé de parfum, changé de tête…


Oui, euh… (aparté)

J’avais jamais eu envie de ressembler à une 'pouffafrange' blondinette et pourtant je me suis lancée fait du mal… (Pas pour la pouf, pour la frange bien sûr !)

Ben, je peux pas vous montrer mais disons que ça et quelques bricoles customisées dans ma garde-robe (surtout des ‘robes’, je ‘garde’ plus rien !) et je suis pas mécontente du résultat… ça a fait un peu « miauler » au boulot et lors de ma soirée de samedi au moins (je vous raconterai… ou pas… on s’en fout)

(fin de l’aparté)


Changé d’espace aussi donc. Enfin, ça c’est qu’une question géographique. J’en avais marre de faire le trottoir nautique sans m’en rendre tout à fait compte.

Et puis, quand un appart est trop plein de sales souvenirs et qu’on a plus la force de tout brûler dépoussiérer ou d’entendre le craquement des vieux menteurs meubles, on barricade et on déménage !

Moi, j’ai même mis des scellés façon 'crime scene' !

La pauvre fille que j’étais à dû se noyer dans ses eaux refroidies…

On dit que les chats ont neuf vies (c’est peut-être vrai, le mien est revenu hier après trois mois d’absence et… on s’en fout) alors j’attaque la suivante pendant que le légiste tente impatiemment de comprendre pourquoi ma première chair a tant souffert.

- Dis, docteur Mc Clure, arrête de souffler dans les poumons du cadavre, ça sert à rien !

Tu peux pas la ranimer, les sentiments sont volatiles, précieux comme un parfum rare.

Tu leur as balancé du brise à chiottes par-dessus ! Quel gâchis…

Bon, rien de dramatique non plus, faut pas imaginer une lente agonie sans espoir de renaître.

Vue la façon dont j’ai été spoliée et trahie, j’ai tout de suite su que je reviendrai, même en changeant pas mal de discours. Pas de bâillon pour moi, désolée ! Euh non, pas désolée en fait. Pas du tout.



*** m’a tuer !

Parce que je suis morte… de rire !

Ok, un rire amer, sinistre, au goût de larmes et de cendres. Mais un rire franc et spontané en tout cas.
Quelle gourdasse de naïve !


(aparté)

Méfiez-vous toutes, pauvres gourdasses doucereuses et naïves de ma trempe qui passez par là !!!
(fin de l’aparté)


Constat sans équivoque :

Je n’ai pas été aimée pour moi, on a aimé seulement ce que je donnais sur commande et sans faux pas, comme les menus fast-food, vite proposés, consommés, digérés, emballages recyclés.

Aimée pour les jeux et fantasmes, pour l’image (facilement interchangeable en somme) que je m’étais façonnée.

Mais au fond, je n’étais qu’une casse-couilles, n’est-ce pas ?

Et ce côté-là, qui peut l’aimer à part celui qui vous aime vraiment ?

Non, la casse-couilles, on la zappe. On la déplace comme un pion, on la remplace occasionnellement quand elle ouvre ferme un peu trop sa gueule.

Et lorsqu’elle se protège, se méfie ou rue un peu dans les brancards, on va poser sa muselière encore tiède ailleurs, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !

Bon, je ne me prends pas pour un produit de luxe, loin s’en faut, mais quand même…

En guise de flacon, j’ai constaté qu’on m’avait remplacée par de la bouteille plastique au rayon des hard-discounts.


D’où mon rire létal…

Pas cool d’assassiner un amour de la sorte. C’est même pathétique.

Et non, j’ai pas envie d’en parler ou de pleurer entre quatre oeils, j’en parle ici et maintenant, d’abord avec moi-même.


Pause.

Riez avec moi et même de moi, vous avez le droit !

« Je suis une fille bien parce que je suis humaine » ai-je lu… Petit chemin dans la caboche et on ne pourra plus me persuader du contraire. J’ai des névroses et des qualités, certes, mais je ne me prends pas pour une autre. Je n’ai surtout aucune addiction minable et je peux enfin me regarder dans un miroir.

PS1 : Oui, j’ai un reflet, je ne suis pas encore la vampire de service, même saignée à blanc.

PS2 : à part ça, vous faites quoi ce week-end ?

^v^

Posté par Selina M à 00:30 - Meow ! - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 septembre 2009

Let's go !

On commence ?

Ca fait vraiment bizarre d'entamer une nouvelle page, une nouvelle ère...
J'espère juste ne pas recommencer l'histoire. Du nouveau, ça oui, j'en ai besoin, même si au fond de moi je suis la même, fidèle à mes valeurs.

Il faut que je me présente ?
Galère... hum... la plupart seront là parce que je les ai invités et ils me connaissent. It__s_Catwoman__O_by_kuroshi
Pour les autres : je suis une trentenaire "normale" (pour peu qu'on applique un barême de normalité aux tourments tous azimuts d'un avatar de Bridget Jones... je ne me colle pas d'étiquette mais bon, qui est "normale" ? Je vous le demande...) jeune maman, active, plutôt libre de corps et d'esprit (ça aussi, c'est dur à définir... bah, vous verrez bien !)
Si je ne classe pas ce blog en "journal intime", c'est parce que je risque fort d'y développer des sujets qui ne sont pas tabous pour moi mais qui relèvent de la catégorie "pour adultes", dont acte.
Mais ce ne sera pas un blog de cul, voilà, c'est dit. Mes photos persos sont... persos (!)
Et je mettrai ce que je veux là-dessus, je ne sais pas encore quoi mais ce sera enfin mon grand foutoir-défouloir à moi et qu'à moi.

Donc, si vous n'êtes pas fatigués de déchiffrer ces lignes et que vous ne vous êtes pas enfuis à la vue d'une page adulte sans photo osée (bravo, on progresse !), lisez attentivement ce qui suit :

Avis 1 : Aux voyeurs qui attendent impatiemment et uniquement des bouts de seins ou de fesses pour se rincer l'oeil et accessoirement m'inonder de mails cochons, y a plein de blogs comme ça dans l'annuaire, donc... et bien... euh...
Barrez-vous !!!

Avis 2 : Aux déserteurs de foyers monotones et autres mythos agitateurs de nouille sur écran ou papier glacé : j'ai rien à vous donner ! Pas envie de séduire, je ne cherche pas non plus désespéremment l'amour, je fuis comme la peste les princes charmants en goguette, je ne suis pas célibataire et quand je m'adonne à des plaisirs charnels, même multiples, c'est en réel !

Avis 3 : Mode gentille (quand même) : si vous lisez cet avis-là, merci d'être restés et bienvenue aux esprits sains dans des corps sains (non, pas saint, j'ai pas viré grenouille de bénitier.)

A ceux qui me diront que je fanfaronne quelque peu en tournant ma page, je réponds d'ores et déjà à l'instar de Raymond Queneau que "l'humour est une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie !"

Posté par Selina M à 00:01 - Meow ! - Commentaires [35] - Rétroliens [0] - Permalien [#]